Né en 1909, dans une Egypte qui réve déja à son indépendance,
le jeune Riccardo a la chance d'avoir une mére cinéphile. Alors que son père,
directeur de banque vacque à ses occupations, mére et fils se gavent de films
dans les salles populaires d'Alexandrie.
Un film marque profondément l'enfant :il s'agit " DES NUITS DE CABIRIA ",
gigantesque fresque historico-biblique qui explique son goùt à venir pour
les peplums. Ce sont les milieux artistiques qui marquent la jeunesse de Riccardo
FREDA, la peinture, la sculpture...En outre, le jeune homme est critique théatrale.
Son activité débute avec la création de Cinecitta, vitrine culturelle voulue
par MUSSOLINI. Il écrit un scénario (LA SCIATTE OGNI SPERANZA) pour le réalisateur
vétèran RIGHELLI. FREDA s'étonne de la manière vieillotte dont RIGHELLI opére
ses découpages, ses cadrages et décide peu à peu de passer à l'action.
Dés son premier film, " DON CESARE DE BAZAN " passé l'an dernier au ciné-club
de F.R.3, le jeune réalisateur fait montre de sa maitrise technique. En dehors
d'une trés belle photographie, de cadrages hardis pour l'époque, le film se
termine par un duel mémorable dont l'ampleur et le rythme égalent presque
celui de" ROBIN DES BOIS" de Michael CURTIZ. Par la suite, FREDA se fait le
chantre du film à grand spectacle, il adapte POUCHKINE avec " L'AIGLE NOIR
" et " LA VENGEANCE DE L'AIGLE NOIR ".
Son savoir faire et sa rapidité le font remarquer, il devient l'homme des
défis, des tournages aux prouesses impossibles... Ne tourne-t-il pas une version
des " MISERABLES " sans jamais poser sa camèra à Paris, prouesse qu'il réitèra
avec ce petit tour de force que furent "LES VAMPIRES " premier film d'épouvante
italien, aujourd'hui devenu mythique. C'est avec ce film que son chemin se
croise avec un autre surdoué de la pellicule italienne, MARIO
BAVA, s'il est pétri de qualités FREDA n'a pas la réputation d'être facile,
il se fache avec son producteur et c'est BAVA qui
terminera le film. Pareille aventure se répètera avec " CALTIKI le montre
immortel ".
Mais le fantastique dont il fut le créateur en Italie, ne doit pas faire oublier
que FREDA est avant tout le grand spécialiste du peplum. Bien avant STANLEY
KULRICK, il adapte "SPARTACUS" avec MASSIMO GIROTTI, somptueux noir et blanc
qui met également en valeur l'actrice GIANNA MARIA CANALE dont le destin est
alors lié à celui du réalisateur. La belle GIANNA reviendra en force en 1953,
avec "THEODORA ,IMPERATRICE DE BYZANCE" fresque en couleurs que d'aucuns considèrent
comme l'oeuvre maitresse de FREDA. C'est donc tout naturellement que le réalisateur
est convié à participer activement à la grande vague des peplums italiens
enclenchés par le succés aussi grandiose qu'inattendus des " TRAVAUX D'HERCULE",
LE GEANT DE THESSALIE", "MACISTE LE GEANT DES MONGOLS" et "MACISTE EN ENFER
" marquent cette période. Un peu surfait ce dernier est le peplum le plus
connu de FREDA, quant à cette période, peplum hybride mélangeant la sorcellerie
moyennageuse à la maniére du "MASQUE DU DEMON" à une mythologie proche de
la bande déssinée faiblement défendue par un KIRK MORRIS qui fut bien loin
d'être le protagoniste le plus idéal du genre.
Le peplum devenu moins à la mode RICCARDO FREDA revient au fantastique avec
deux oeuvres maitresses réalisées à la maniére des productions anglo-saxonnes
de la " HAMMER " anglaise avec des génèriques bourrés de pseudos à consonnance
britannique. " L'EFFROYABLE SECRET DU DOCTEUR HICHCOCK " est une oeuvre parfaitement
maitrisée s'articulant pourtant autour d'un sujet délicat entre tous : la
nécrophilie. BARBARA STEELE s'y confirme comme actrice
incontournable du genre. Elle revient et passe du rôle de victime à celui
de bourreau dans " LE SPECTRE DU DR HICHCOCK " qui louche davantage du coté
du GIALLO que du pur film d'épouvante. Quelques
films de capes et d'épées mémorables complétent cette période " L'AIGLE DE
FLORENCE ", " 7 EPEES POUR LE ROI ".... Puis FREDA , l'homme des situations
désespérées (il sauvera Guido BRIGNONE tombé malade, pour " SOUS LE SIGNE
DE ROME " et André de TOTH embourbé dans " LE SIEGE DES MONGOLS ") se retrouvera
prisonnier de ses propres défis, se faisant gloire d'être le réalisateur le
plus rapide du monde, il tirera plutot ses films à venir vers le bas que vers
le haut. Son coplan, ses giallos (genre qui n'était
pas vraiment le sien, lui l'homme des champs de batailles et des duels épiques)
quoique honorables ne sont plus à la hauteur du grand réalisateur qu'il est.
Sa carriére s'achève avec " MURDER OBSESSION " giallo
honorifique qui fut un échec commercial qui hélas, enterra sa brillante carriére.
| FILMO SELECTIVE DES INCONTOURNABLES DE RICCARDO FREDA | |
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1942
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DON CESARE DE BAZAN |
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1948
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LE CHEVALIER MYSTERIEUX |
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1952
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SPARTACUS |
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1953
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THEODORA IMPERATRICE DE BYZANCE |
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1956
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LE CHATEAU DES AMANTS MAUDITS (Beatrice CENCI) |
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1956
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LES VAMPIRES |
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1959
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LA CHARGE DES COSAQUES |
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1960
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LE GEANT DE THESSALIE |
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1962
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MACISTE EN ENFER |
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1962
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L'EFFROYABLE SECRET DU DOCTEUR HICHCOCK |
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1962
|
LE SPECTRE DU DOCTEUR HICHCOCK |
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1969
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LIZ ET HELEN |
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1971
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L'IGUANA DALLA LINGA DI FUOCO(un giallo trés violent, une curiosité hélas inédite en France) |
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