Collection Jean-Marie Pallardy

Quelques petites nouvelles de notre collection consacrée à Jean-Marie Pallardy. Ils arrivent bientôt et la sortie est prévue en octobre ou novembre. Pourquoi tant de temps ? A cause de la restauration des films qui nous causa pas mal de travail. D'ailleurs un comparatif sera réalisé et inclut dans le Dvd pour voir le travail effectué. 10 titres sont prévus et ils seront annoncés courant Août avec les couvertures. Et comme nous vous aimons, nous vous offrons la bande-annonce de Love Connection !

Richard Kern dans Rock&Folk

Une critique signé Christophe Lemaire se trouve dans le numéro d'août. Un petit extrait:
  • Des petits films totalement hallucinés, extrêmement provocs, méga punk/destroy, hyper cul, bougrement nécrophiles et plutôt gore qui baignent dans une telle posésie morbide inspirée qu'ils ont été classés depuis dans la catégorie cinéma d'auteur. Avec leurs couleurs désaturées, leur Super 8 rayé, leurs BO déglinguées et leurs hommages appuyés (John Waters, la série Z américaine des fifties, David Lynch et, surtout, Kenneth Anger), les transgressions pelliculées de Richard Kern sont de véritables cris de révoltes envers l'Amérique conservatrice, catholique et prude. Celle qu'a toujours combattue ce cinéaste hors du commun.

Le Chat qui Fume dans Noise

Un long article sur votre éditeur préféré, signé Fabien Thévenot, est lisible dans le dernier numéro de Noise. A lire absolument !!

Richard Kern sur FilmsActu

Yann Rutledge vous dévoile l'univers de Richard Kern au travers d'un long et très bon article sur le site de FilmsActu.com. Quelques extraits:
  • Résolument underground, son travail ne peut s'inscrire au sein d'une structure financière ordonnée, son intégrité artistique risquant d'être sévèrement remis en cause. Et que l'admiration que porte l'Establishment pour les travaux photographiques menés par Kern depuis une dizaine d'années ne nous y trompe pas, bien que le cinéaste/photographe new-yorkais se soit éloigné du cinéma punk dépravé de ses débuts, il n'a certainement pas retourné sa veste ni mis au placard sa "fuck you attitude". Il faut toutefois faire attention de ne pas cataloguer, comme nombreux l'ont fait, trop rapidement Richard Kern comme cinéaste politique. Ses films s'inscrivent indéniablement dans une logique de virulente critique envers les modes de pensés dominants, mais ne se présentent en aucun cas comme de vulgaire tracts démocrates ou même anarchistes.
Extra Action:
  • Sur une bande son lancinante de Thurston Moore (Sonic Youth), les femmes filmées transpirent de naturel, joue avec et dirige littéralement Kern décidant elle-même ce qu'elles feront devant l'objectif. Même logique, dans un autre ordre, que le diptyque Submit to me/Submit to me now, Kern n'étant qu'un passeur aidant les modèles a extérioriser leurs envies. Loin de tous les canons de beautés qui ornent les magazines de mode ou pornographique, Kern photographie des filles simples, des "girl next door", new-yorkaises de surcroît. Là où il se créé un rapport malsain entre nous et la femme déifiée, inaccessible et souveraine que nous propose la mode (ou au hasard Colmax), Richard Kern nous invite à passer dans un appartement cosy et reposant quelques minutes avec son modèle, dans une délicate découverte de leur intimité. Cette impression de voyeurisme se transforme en une complicité touchante de ces new-yorkaises qui se dévoilent littéralement sous nos yeux.

Extra Action dans Les Années Laser

Un petit mot pour vous dire que notre Dvd est critiqué dans le dernier numéro des Années Laser.

Richard Kern sur Culturopoing et Interview

Une critique des 2 Dvd de Richard Kern est à lire sur le site Culturopoing.com, en voici quelques petites extraits:
Hardcore Extended:
  • L’œuvre cinématographique de Kern est identifiable au premier coup d’œil et tourne majoritairement autour du sexe et du désir, même si ses thématiques changent sensiblement en fonction des périodes et des associations (fécondes) de cet homme curieux et provocateur. Son travail peut se comparer à celui d’Andy Warhol pour son approche du montage et des collaborations : s’entourant d’amis fidèles, il construit ses films avant tout comme des essais politiques, comme une sociologie de l’underground new-yorkais, réalisés par n’importe quels moyens.
Extra Action:
  • Reprenant le montage et l’imagerie de ces vidéos amatrices aujourd’hui largement diffusées sur Youporn par exemple, il y ajoute par touches discrètes son empreinte : l’humour (avec quelques détails grotesques glissés dans les décors, comme ce pot d’huile d’olive ou cette bouillotte rose pendue au mur, ou encore cette jeune femme nue jouant de la guitare). Cet opus Kernien est plus « facile », voir même un peu décevant pour les connaisseurs de Kern. Et pourtant il représente son évolution, qui, de réalisateur punk devient photographe de charme, conservant la même passion pour les femmes nues mais dévoilant un aspect beaucoup plus sensible dans son approche de ces dernières, notamment avec les séquences de WET, ou il filme d’une manière émouvante et pudique de jeunes femmes ordinaires pendant leurs toilettes intimes. Extra Action aligne des images que les autoroutes de l’information nous ont rendu familières : jeunes filles en train de se masturber, d’utiliser des dildos, de s’embrasser ou se caresser entre elles, de s’auto-lécher les orteils, etc… Le tout en vidéo, sans effort particulier sur l’éclairage. Seulement voilà : Extra Action ne se donne pas comme une vidéo porno de plus, mais comme un film semi-expérimental. Dès lors, au risque de se vautrer dans la surinterprétation, on est tenté de dépasser son a priori initial.
A noter aussi sur le même site... une interview de l'équipe du Chat qui Fume

Extra Action sur aVoir-aLire

Critique de Virgile Dumez, extraits:
  • Plus identifié de nos jours comme un photographe oeuvrant dans le porno chic, Richard Kern nous livre avec Extra action un produit qui se veut une ode à la femme, sensuelle et arty. N’ayant recours à aucun support narratif, le cinéaste capte seulement des moments intimes de mannequins dont le mérite est d’être toutes naturelles... Chacune d’entre elles s’offre au regard très indiscret du photographe et oublient durant quelques minutes leur pudeur ou leurs défauts physiques que l’auteur essaye de transfigurer par l’art.
    On ne dispose ici que d’une interview de Mélanie Le Portier, photographe et fidèle modèle de Richard Kern. Pendant un petit quart d’heure passionnant, cette fort sympathique artiste revient sur sa première rencontre avec le photographe, sur leurs relations professionnelles et leur collaboration lors de la création des photos. Court, mais fort instructif...

Critique Pack Richard Kern

Une critique des 2 Dvd de Richard Kern est à lire sur le site Cinextenso, en voici quelques petites extraits:
Hardcore Extended:
  • Connu aujourd’hui pour autant pour ses photographies érotiques que ses clichés plus « people », Richard Kern, l’un des créateurs de l’esthétique porno-chic, s’est essayé au cinéma au début des années 1980. Il est alors un performeur parmi d’autres et parcourt les rues newyorkaises pour son fanzine. Commence une période des plus prolifiques qui s’étend sur presque dix ans avec pas moins de 19 bandes (sans compter des clips pour Sonic Youth ou Marilyn Manson), qui confrontent le spectateur à des âmes perdues n’arrivant à exister ou communiquer que par un sexe débridé, la drogue, la violence et le meurtre. Passant d’un noir et blanc granuleux à de la couleur baveuse, Kern ne se préoccupe que très peu des erreurs de montages, des sautes d’images, des dialogues sans relief et de l’interprétation hasardeuse ; ce qui manifestement lui plaît dans le cinéma, c'est l’image.
Extra Action:
  • L'oeuvre de Kern dégage une envie constante de déstabiliser la libido du spectateur, qui doit réussir à supporter des allers-retours soudains entre du porno-réalité et des effets gore ou autres extravagances. L'auteur explose également une fois encore la figure de la jeunesse américaine, et frappe souvent en plein plexus. Quelque part entre Helmut Newton et Andrew Black, Kern adresse un hommage à la beauté féminine grâce à de jolies jeunes femmes (voire pour certaines femmes-enfants) qui prennent de nombreuse poses lascives seules ou à deux, plus ou moins vêtues, sur un lit ou dans le bain. Comme quoi oui, la jeunesse ça a vraiment du bon.

Critique Le Nuit de tous les Mystères

Sur le site de Psychovision, un extrait:
  • Une belle édition que voici ! Pas la première puisqu’il en existait déjà mais d’assez peu fameuse réputation, notamment chez l’éditeur Aventi ou Warner, avec également la présence de sous-titres français. A priori celle-ci semblerait la plus belle. L’image offre des contrastes somptueux manifestes tout le film durant et qui éclatent dans la génialement drôle scène finale mettant en scène le squelette tueur qui paraîtrait pour le coup presque phosphorescent et en 3D. Bref c’est du beau travail de restauration effectué par l’éditeur. Il en va de même pour la piste sonore sans aucun souffle ni autre défaut majeur et qui semble retrouver sa pureté d’origine tout comme le film lui-même.

Article sur Richard Kern

Une analyse de l'œuvre de Richard Kern est à lire sur Les 400 culs, un blog situé sur le site de Libération. Agnès Giard, journaliste spécialisée dans les contre-cultures, le Japon et l’art déviant, correspondante depuis huit ans de la revue japonaise S & M Sniper et l’auteur du livre d’art Fetish Mode (éd. Wailea, Tokyo, 2003), Le Sexe Bizarre (éd. Cherche-Midi, Paris 2004) et L'Imaginaire érotique au Japon (éd. Albin Michel, Paris 2006) y écrit entre autre.
  • Ex-toxico nihiliste, maintenant photographe mondialement connu, Richard Kern a fait du cinéma comme on fait un doigt d'honneur. Dans les années 80, certaines projections sont attaquées par des gens de droite et des féministes. A l'époque, il filme ses copains qui jouent aux tueurs schizophrènes avec des flingues convertis en sextoys, hurlent des insanités et se roulent dans des bains de sang avec une rage aphrodisiaque… Quel contraste. Voilà Richard Kern de retour avec des vidéos de nymphettes qui lèchent gentiment leurs seins. Le pire, c'est que ça a du charme...